Le petit lexique des tendances sociales 2012

Salut!

Dites-moi, est-ce que vous vous sentez parfois dépassés par ces nouveaux concepts à la mode, les termes bizarres qui définissent ces concepts et ne veulent rien dire pour vous? Vous vous sentez exclus lors d’une discussion analytico-philosophique sur les grandes tendances de la société d’aujourd’hui? Alors si cela est votre cas, cet article est pour vous! (Désolé pour ce discours qui fait vraiment pub américaine des années 90…) Bref, pour vous, j’ai composé ce minilexique, contenant quelques concepts “à la mode”, afin que vous puissiez ne pas perdre la face devant un public de jeunes branchés “connectés” 🙂 

1. La génération “Y”: c’est le terme souvent utilisé dans le jargon des recruteurs et dans le domaine pro en général pour décrire la jeune génération des 18-30 ans. Leur particularité? Connectés, avides de libertés et de découvertes, ils ont grandis avec l’Internet et les nouvelles technologies sont une routine pour eux (on les appelle aussi digital natives). Ils ont toujours connu la crise et connaissent son impact sur notre vie, voyant parfois leurs parents se faire licencier après des années de boulot intense dans la même boîte. Ils se définissent donc beaucoup moins par leur travail et surtout, ont besoin de donner un sens à leur activité. Ils privilégient beaucoup plus leur temps libre, ayant plusieurs hobbies et intérêts extraprofessionnelles ou exerçant même parfois plusieurs activités professionnelles (on appellera ceux-là la génération “slash”, notion expliquée plus loin). La génération “Y” est à l’opposé de la “X”, qui la précède, née entre 1960 et 1979 et ayant des vues très traditionnelles sur la vie pro et privée. Un détail intéressant: on dit que le “Y” vient de la prononciation anglaise de cette lettre, why, (pourquoi?), car les “Y” posent en effet, beaucoup de questions. Une autre supposition funky: le “Y” viendrait du dessin que forment les écouteurs de l’iPod autour du coup 🙂 “Connected”, je vous dis.         

2. La génération “Slash”: ce terme va souvent de pair avec la notion précédente, en étant d’ailleurs l’une des conséquences directes. Alors qui sont exactement ces “Slasheurs” ? Venant du mot anglais Slash (barre oblique), ce terme désigne en fait ces jeunes, entre 25 et 35 ans (ce qui les place dans la fameuse génération “Y”)  qui sont en train de révolutionner la vision traditionnelle du monde professionnel en exerçant plusieurs métiers en même temps! Le schéma tradi – un même métier toute une vie – n’étant plus du tout adapté aux mutations rapides des marchés, à l’émergence de nouveaux secteurs d’activités, ni au rythme de vie effréné de cette génération surconnéctée, les slasheurs ont décidé de changer la donne: désormais ils n’apposent plus différents métiers les uns à côté des autres : ils les superposent. Ils ont donc inventé le zapping professionnel! On voit ainsi apparaitre de tels personnages comme Laila: “Je suis concepteur-rédacteur dans la publicité, journaliste-pigiste pour un quotidien national et… professeur de massage thaïlandais et de réflexologie plantaire depuis 10 ans”, (il y a deux ans j’étais aussi DJ electro-techno mais j’ai arrêté parce que je suis une grande fille maintenant : je travaille de jour !” ou un proche ami à moi, qui est manager marketing la journée et DJ électro le soir 😉 Moi-même d’ailleurs, je ne chôme pas, en exerçant mon métier dans le marketing, tout en étant une membre active dans un club-service et tenant à jour ce blog 🙂  

Mais d’où vient ce désir de “multi-tasking”? A l’origine, il y a tout d’abord la crise (encore cette vielle sorcière…) qui a poussé les jeunes à cumuler les jobs, un seul salaire ne leur offrant pas un niveau de vie satisfaisant. Mais au-delà de ça, ils ont perdu toute confiance dans le système professionnel traditionnel. Pourquoi se battre pour un CDI si de toute façon l’échelle hiérarchique peut être escaladée, les stages ne sont pratiquement jamais prolongés et même après 10 ans de services loyaux, personne n’est protégé contre un licenciement économique (cette situation est surtout vraie en France, pas en Suisse)? Alors, afin de se préserver contre toute mauvaise surprise, ils préfèrent assurer leurs arrières avec plusieurs sources de revenu. 

Autre cause, plus profonde, c’est leur désir de privilégier leur bien-être et la réalisation de soi. “La vie est courte, autant essayer tout ce qui nous plait” étant leur devise. Ils ne dissocient d’ailleurs pas l’univers professionnel et affectif : le travail doit être une passion, si ce n’est globalement, au moins en partie. Ils sont aussi prêts à travailler plus, non pas pour gagner plus, mais pour faire ce qu’ils aiment, une activité qui serait le reflet de leur personnalité. Ils sont comme ça les jeunes d’aujourd’hui: bosseurs-hédonistes 🙂  

3. Le syndrome de la “Fée Clochette”: ce personnage de conte évoque pour vous la beauté et la brillance? Oui, mais c’est surtout une représentation par excellence de la….frustration amoureuse. Eh oui, les jeunes femmes aujourd’hui sont TROP: Trop belles, intelligentes, ambitieuses, fonceuses, parfaites quoi. Une seule chose manque à leur bonheur: un MEC! A force d’être trop parfaites, elles n’arrivent plus à trouver chaussure à leur pied (comprendre homme à leur niveau d’exigences).

C’est la psychothérapeute Sylvie Tenenbaum qui a été la première à donner un nom à ce mal étrange touchant de plus en plus de jeunes femmes aujourd’hui. Et le moins que l’on puisse dire, c’est qu’elle n’est pas du tout tendre avec cette nouvelle typologie féminine: “On connaît tous des femmes qui en sont atteintes. Elles sont belles, intelligentes, ont une vie sociale et professionnelle riche, s’occupent beaucoup de leur corps, elles sont très entourées et ont plein d’amants. C’est une vie qu’on leur envie et pourtant elles passent à côté de leur vie affective sans s’en rendre compte. Elles ne paraissent pas toujours sympathiques car elles mettent de la distance avec les hommes (qu’elles méprisent) mais aussi avec les femmes qu’elles considèrent comme des rivales. Ces « Clochettes » ont besoin d’être adulées, mises sur un piédestal. Les Clochette sont habitées par une immense colère. Elles sont très égocentriques, d’ailleurs elles sont rarement mères car elles ne savent pas ce que c’est d’aimer. Elles vérifient juste que les autres les aiment.” Vraiment méchante sur ce coup là…. On a l’impression que les femmes sont devenues des sortes de monstres, incapables de créer un équilibre entre leur vie pro, sociale et affective… Ce, avec quoi je ne suis pas du tout d’accord, car perso, j’essaye d’assurer sur tous les fronts et compte bien y arriver sans qu’on me prenne pour une malade mentale! Mais bon, je ne suis pas ici pour juger mais seulement pour faire découvrir, alors passons à la notion suivante… 

4. Les “Machos Chamallow”: Pour des questions d’égalité, je me sentais obligée d’amener un peu d’équilibre dans cet article et c’est ainsi que les mâles aussi vont en ramasser la pleine pomme…car la société n’a pas été tendre avec eux non plus… Qui est-ce  donc cette nouvelle espèce de mâles? Voici comment les décrit Christine Meunier, sociologue et auteur de “Métamorphoses du masculin“: “Les nouveaux machos avancent masqués. Ils n’y arrivent plus aux biceps, mais au charme. Ils ont compris qu’aujourd’hui, il faut des compétences relationnelles. Ils sont soucieux de leur mise…mais restent très favorables au masculin, intriguent et se renvoient l’ascenseur entre eux”   

Et voici un portrait assez détaillé d’un machochochotte:..Doux à l’extérieur, dur à l’intérieur… un contraire parfait d’un übersexuel (voir un des mes articles précédents):

Tout mou, tout doux, il a l’air d’un gros bébé avec ses traits arrondis par le manque d’autorité et un certain abus de Nutella. C’est d’ailleurs cette tendresse extérieure qui attire les working girls, épuisées par la lutte permanente pour la reconnaissance sur leur lieu de travail. Mais hélas, cela n’est vrai qu’en apparence… au fond, ces néo-machos restent de vrais “bourrins” pour qui il n’est pas question de faire le ménage ou s’occuper des enfants 😦  

Au boulot, c’est pareil: derrière un air cool et détendu (le look “sortie du lit” fait fureur aux US actuellement) et une petite voix douce se cache un vrai prédateur, killer social, qui devient intraitable quand il s’agit d’argent ou pouvoir. Très langue de pute, il n’hésite pas à comploter et “descendre” ses ennemis sans pitié…  

Mais le pire dans tout ça, c’est qu’il ose prétendre de soutenir la cause des femmes et admirer les femmes fortes qui réussissent, tout en les dénigrant dans leur dos. Christine Meunier confirme: “Les nouveaux machos ont intégré la mixité, grandi avec les filles. Mais dans leur for intérieur, les battantes les effrayant, ils cherchent un profil plus rassurant…” et se marient avec des filles soumises. 😦

Mais où sont passé les hommes, les vrais??? N’étant pas féministe pour un sou, je me pose des questions parfois…

Bref…ne soyons pas pessimistes, les tendances changent rapidement, il suffit d’attendre 😉 

Et sur cette note trendo-explicative, je vous souhaite une très bonne soirée!

Bonne soirée

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4 Responses to Le petit lexique des tendances sociales 2012

  1. oscar says:

    Macho Chamallow, méchament pompé de Grazia ou l’inverse 😮

  2. Pingback: Tendance: Me and My Project | Fresh World of Valeria

  3. Pingback: Tendance: Les parents-ados et les trentenaires “Childfree” | Fresh World of Valeria

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